
Mosaic - Woven hand (2006)
Sortit en 2006, Mosaic est déjà le cinquième méfait auditif en cinq ans à peine de la bande à David Eugene Edwards.
Méfait, oui, car une fois les sillons de cet album explorés une première fois, il y a peu de chance pour que l'infortuné victime arrive à poser ses oreilles sur autre chose avant un moment...
Les arpèges lugubres du court morceau instrumental Breathing Bull a peine dissipés, c'est
au tour du possédé Winter Shaker de faire définitivement entrer l'auditeur dans la galaxie fabuleuse de Wovenhand.
Tout le son caractéristique du groupe se déverse alors avec une grâce aussi inquiétante que fascinante, alchimie d'incantations chamaniques néo-païennes et d'exaltations mystiques presque bancale mais au final incroyablement cohérente.
Edwards et sa bande conjuguent comme à leur habitude chérubins rédempteur et tentateur infernal en un sabbat de jugement dernier, mêlant Denver Sound, mélodies médiévales et références liturgiques obscures, en se foutant bien de l'embarras du chroniqueur musical qui serait tenté de poser une étiquette sur ce maelström retentissant.
Une célébration démoniaque d'inspiration céleste.
Ou peut être bien l'inverse.







